Sa pensée recommençait à flotter entre la vie et la mort: « L’amour, qu’est-ce que l’amour ? se disait-il. L’amour est la négation de la mort, l’amour c’est la vie ; tout ce que je comprends, je ne le comprends que par l’amour. Tout est là !…L’amour c’est Dieu, et mourir c’est le retour d’une parcelle d’amour, qui est moi, à la source générale et éternelle. » Ces rêves lui semblaient consolants, mais ce n’étaient que des rêves qui passaient dans son cerveau sans y laisser l’ombre même de la réalité, et il se rendormit, encore en proie à mille idées confuses et agitées.

    (LA CHARTREUSE DE PARME)  

STENDHAL